La FEB, qui représente quelque 50 000 entreprises à travers 40 fédérations adhérentes, prend chaque semestre le pouls des évolutions conjoncturelles dans les différents secteurs. Selon sa dernière enquête, 38 % des secteurs, dont celui de l'industrie graphique, ont vu leur production augmenter au cours du dernier semestre. " Un léger recul est perceptible par rapport à notre consultation précédente (près de 43 %), mais il ne s'agit pas non plus d'une baisse préoccupante. " L'industrie papetière faire partie des 19 % de secteurs ayant vu leur production baisser.

La FEB constate, sur la base des prévisions pour les six prochains mois, que les secteurs sont relativement incertains pour l'avenir : " Alors qu'un secteur sur trois était encore optimiste en mai dernier, ils ne sont plus qu'un sur sept aujourd'hui. Ce manque de prévisibilité de l'activité économique est clairement la conséquence de l'augmentation des risques et incertitudes nationaux et étrangers. " La FEB place dans cette catégorie, notamment le Brexit, le budget italien et les tensions commerciales dans le monde.

L'industrie graphique s'attend à ce que son activité économique reste stable pour les six prochains mois, idem pour sa rentabilité. Les papetiers en revanche prévoient une contraction sur les deux plans. Pour ce qui concerne les investissements, l'industrie graphique tablait encore en mai sur une augmentation, mais elle mise désormais sur un niveau stable, comme c'est le cas également dans 60 % de l'ensemble des secteurs. Un nombre croissant de ceux-ci (28 % contre près de 10 % en mai), dont l'industrie graphique et la branche papetière, s'attendent à un recul de l'emploi pour le prochain semestre.