La CPI, la confédération de l'industrie papetière britannique, se dit préoccupée quant à la possibilité de ralentissements dans les importations de papier et de matières premières en cas de sortie de l'UE sans accord. Andrew Large, président de la CPI, a déclaré à l'agence de presse Bloomberg que certaines entreprises s'efforcent de constituer des réserves de papier pour au moins un mois. Les éditeurs de Grande-Bretagne sont en effet très dépendants des importations de papier, selon Bloomberg : 82 % du papier nécessaire à l'impression des livres et journaux proviennent d'outre-mer, dont les deux tiers de pays de l'Union européenne.

La British Coatings Federation, qui représente notamment l'industrie des encres d'imprimerie, a mis elle aussi ses membres en garde contre l'éventualité d'un " no deal ". Non seulement les approvisionnements en supports d'impression et en matières premières sont menacés, mais il en va également de même des exportations vers l'Europe, avec des " millions de pertes " possibles à la clef.