La BPIF prend chaque trimestre le pouls de l'industrie graphique britannique. Ce en plus de quoi, elle publie depuis 2016 un " Baromètre du Brexit ", destiné à rendre compte du sentiment général du secteur concernant la sortie prochaine de l'Union Européenne. Si une poussée d'activité est peut-être attendue pour le dernier trimestre 2018, " le Brexit " s'est hissé dans le trio de tête des sujets qui préoccupent le plus les entrepreneurs (après " la concurrence sur les prix " et " la hausse des prix du papier ").

L'incertitude à propos du Brexit atteint un sommet : alors que plus personne n'a encore osé cocher la case " en pleine confiance ", 38 % se disent " assez incertains " et 22 %, même " très incertains ". Ce qui fait chuter le baromètre à -75, soit son niveau le plus bas à ce jour. Les imprimeurs se font surtout des soucis à cause de la menace de hausse des coûts, des taxes douanières d'importation et de la rareté de la main-d'oeuvre sur le marché du travail. Soucieux de conjurer le spectre d'une pénurie, Charles Jarrold, numéro un de la BPIF, conseille à ses membres d'inventorier l'origine de leurs fournitures : " Tout le monde n'a pas les moyens financiers ou l'espace nécessaire pour constituer des stocks, mais il est bon de vérifier quelles mesures les fournisseurs prennent pour veiller à ce que l'approvisionnement logistique ne soit pas mis en péril. " 17 % des entreprises disent entre-temps déjà faire des réserves supplémentaires de certains matériaux, et 25 % ont l'intention de le faire.