Les résultats de Cimpress sont restés en-deçà des attentes. Ainsi le chiffre d'affaires n'a-t-il crû que de 8 % pour le trimestre écoulé, contre 32 % pour la même période de l'année d'avant. Vistaprint, la plus grande filiale du groupe, fondée en son temps par Keane lui-même, a même fait encore moins bien, avec à peine 1 % de croissance.

Keane évoque un certain nombre de causes extérieures, comme une concurrence accrue qui engendre une hausse des dépenses publicitaires et une pression croissante sur les prix de vente. Les coûts du papier s'envolent eux aussi. Mais il met aussi explicitement le doigt sur plusieurs faiblesses internes : " L'expérience client que nous proposons n'est pas assez bonne. Elle souffre des bugs et des petits soucis qui ont une influence négative sur la conversion. Le manque de personnalisation et de segmentation est un problème, et l'expérience mobile est inadéquate. "

Les performances dans le domaine du marketing analytique, du merchandising et de la politique de prix sont également insuffisantes, peut-on encore lire dans la lettre de Keane aux investisseurs. Il entend y mettre bon ordre : " Les résultats de Vistaprint pourraient encore se dégrader dans un premier temps, avant de s'améliorer à nouveau, mais nous avons confiance de pouvoir finalement en sortir plus forts. " L'actuelle CEO de Vistaprint, Trynka Shineman, quitte l'entreprise.

Outre Vistaprint, le groupe Cimpress englobe également BuildASign, Drukwerkdeal, Printdeal, Exaprint, National Pen, Pixartprinting, Printi et WIRmachenDRUCK.